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Affichage des articles associés au libellé Archéologie

Le monument cruciforme de Manishtushu : un fake antique qui réécrit l’Histoire

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Le monument cruciforme de Manishtushu, faux néo-babylonien de Sippar, révèle comment les scribes de l’Antiquité manipulaient déjà l’Histoire et la mémoire. Une pierre noire, quelques dizaines de centimètres de hauteur et des centaines de signes cunéiformes. À première vue, rien qui puisse rivaliser avec les colosses assyriens ou les grandes stèles royales de Mésopotamie. Pourtant, derrière les douze faces du monument cruciforme de Manishtushu se cache une extraordinaire énigme historique : celle d’un roi mort depuis plus de mille cinq cents ans que des scribes babyloniens firent parler de nouveau. Le monument cruciforme de Manishtushu est une inscription cunéiforme découverte en 1881 à Sippar, dans l’actuel Irak, par Hormuzd Rassam. Le texte prétend rapporter des donations et privilèges accordés au temple de Shamash par Manishtushu, roi d’Akkad au XXIIIe siècle av. J.-C., mais les chercheurs considèrent aujourd’hui l’objet comme une composition bien plus tar...

Où se trouve le livre d’Héraclite ? Enquête sur une œuvre perdue de l’Antiquité

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Où se trouve le livre d’Héraclite ? Enquête sur son œuvre perdue, le temple d’Artémis, le papyrus de Derveni et ses fragments transmis jusqu’à nous. Dans les ruines d’Éphèse, il ne reste presque rien du temple d’Artémis. Quelques pierres, une colonne relevée face au ciel, de l’eau et des herbes là où s’élevait autrefois l’une des merveilles du monde antique. Pourtant, quelque part dans ce sanctuaire aujourd’hui disparu, une tradition antique affirme qu’Héraclite aurait déposé un livre. Un livre que personne n’a jamais retrouvé. Héraclite d’Éphèse, philosophe grec actif autour de 500 av. J.-C., a composé une œuvre aujourd’hui perdue, traditionnellement appelée De la nature . Diogène Laërce affirme plusieurs siècles plus tard que ce livre aurait été déposé dans le sanctuaire d’Artémis à Éphèse, mais nous ignorons ce qu’est devenu cet exemplaire et rien ne prouve qu’il ait brûlé avec le temple en 356 av. J.-C. L’œuvre d’Héraclite ne survit aujourd’hui que par des citations, des témoi...

Le galet de Makapansgat : la première œuvre d’art de l’humanité ?

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Le galet de Makapansgat, pierre préhistorique au visage naturel, révèle peut-être l’un des premiers regards symboliques de nos lointains ancêtres. Dans la poussière chaude de l’Afrique australe, au fond d’une vallée où les grottes gardent encore les ossements des premiers hominines, une petite pierre rouge semble nous regarder. Elle ne porte ni inscription, ni signature, ni trace de sculpture. Pourtant, deux cavités, une ligne, un relief, et soudain le vertige commence : et si, bien avant les fresques de Lascaux ou les statuettes paléolithiques, un être ancien avait ramassé ce galet parce qu’il y voyait un visage ? Le galet de Makapansgat est une pierre de jaspérite brun-rouge découverte en 1925 dans la vallée de Makapan, en Afrique du Sud , dans un contexte associé aux fossiles d’ australopithèques . Ses traits, qui évoquent naturellement un visage, n’ont pas été sculptés par la main humaine ou hominine. Son importance tient à une hypothèse ...