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Affichage des articles du juin, 2012

Brève histoire astronomique

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L’homme a toujours et cherche encore à comprendre son univers et la manière dont tout a commencé. Toutes les civilisations ont théorisé sur l’univers en mêlant observation empirique, calcul mathématiques et explications divines. Les similitudes pouvant exister entre les différents systèmes imaginés par des civilisations éloignées, sont à mettre en rapport avec des échanges, mais aussi avec la capacité humaine limitée qui crée sans cesse les mêmes schémas. Toutes les civilisations ont honoré le soleil, source de lumière et de chaleur, synonyme de vie face aux ténèbres. Il sert de repère temporaire et rythme la vie quotidienne (tâches agricoles, rites religieux…) A l’inverse, elles n’ont pas identifié les mêmes constellations, même si toutes en avaient l’utilité, ne serait-ce que pour se repérer et se déplacer. Nous allons ici entreprendre un bref voyage spatio-temporel à la découverte des manières dont les hommes ont appréhendé les astres et l’univers. Selon les paléontologues

Ashera l'épouse de Yahvé (Dieu)

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Le monothéisme a la vie dure ! Le dialogue est parfois  - pour ne pas dire très souvent – difficile avec ses défenseurs qui dressent des rocs, des pics, des caps… que dis-je, des péninsules pour que jamais, ô jamais, on ne remette en cause ou en doute les textes sacrés. N’existera-t-il donc jamais un monde où l’on démocratiserait l’étude historique, archéologique et philosophique du Dieu unique. Car Dieu lui-même a le droit à son Histoire ! Ses ardents défenseurs pensaient avoir tout vu, tout combattu et repoussé tous les arguments… mais que faire devant des preuves matérielles ? L’archéologie peut parfois faire des ravages dans l’obstination et les certitudes. Quelle attitude théologique prendre quand des archéologues découvrent que Yahvé, celui qui deviendra Dieu, est en concubinage ? Ashera. C’est son nom. Généreuse et belle, Ashera est, dans la lignée des Astarté, Ishtar et Inanna, une déesse adulée par une grande majorité des hébreux du VIIe et VIe siècles av. notre ère, au côté

L'attentat d'Anagni ou l'éveil patriotique français

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L’Histoire Nationale et le patriotisme de notre beau pays, la France, ne date pas d’aujourd’hui. Mise à mal par la politique actuelle, celle-ci doit ses premières heures de noblesse aux rois Français du Moyen-Age et notamment à l’immense Philippe le Bel. Ce roi et son principal conseiller Guillaume de Nogaret, ont su exacerber un esprit national – peut-être pas encore citoyen – devant un péril considéré alors comme insurmontable : l’Eglise ! Attention, l’histoire que je vais vous conter maintenant n’est en rien le récit d’un conflit religieux mais bien celui d’une lutte de pouvoir intense entre les deux plus grandes forces de l’époque à savoir le royaume de France et la papauté, deux institutions qui se sont construites presque en même temps et parfois ensemble. Cette altercation marque le premier grand conflit entre les deux pouvoirs. Qui va gagner ? Remontons à la fin du XIIIe siècle. En cette fin de siècle, le roi de France, Philippe IV doit faire face à de nombreux périls

Gniezno, berceau de la Pologne : légende de la fondation

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Fondée aux alentours des VIIIe-IXe siècles par une tribu slave, les Polanes, Gniezno marque le début de l’Etat polonais. Elle devient la première capitale de la Pologne au Xe siècle et la demeure de la première dynastie royale, les Piast, qui règne jusqu'en l'an 1370. Voilà pour l’histoire officielle. Mais, tout comme Rome, berceau de l’Italie et de l’Empire romain, Gniezno, berceau de la Pologne, a sa légende fondatrice et... fraternelle. Ici, ce n’est pas l’histoire de deux frères, Romulus et Rémus, mais de trois frères fusionnels, Lech, Czech et Rus, ayant toujours vécu ensemble, depuis leur plus tendre enfance, au même endroit. Ils y ont chacun fondé leur famille. Mais, la faim se fait sentir et les pousse à quitter la terre de leurs ancêtres pour trouver un terrain plus fertile et riche en gibiers. C’est ainsi qu’ils parcourent tous ensemble avec hommes, femmes, vieillards, enfants, des kilomètres et des kilomètres. Les gardes encadrent l’ensemble du convoi t

Entre Croisade et Scène de ménage: la difficile Cohabitation d'Aliénor d'Aquitaine et Louis VII à Antioche

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Sept années ont passé depuis le mariage, d'amour, - il convient de le signaler tellement ce fait est rare en si haut lieu – entre le jeune Louis VII et la belle Aliénor d'Aquitaine. Cependant, au fil du temps, l'amour, qui est encore vif chez Aliénor, semble prendre, au contraire, des allures plus monacale du côté du roi. Ainsi, Aliénor, impulsive et en demande constante de tendresse, reproche à son mari sa piété qui se manifeste par des « jeûnes » conjugaux de plus en plus fréquents ! Pourtant, le jeune couple n'a pas d'enfant, ce qui devrait, à l'inverse, encourager Louis à abandonner sa posture d'ascète pour celui d'un Don Juan ardant. La reine rend visite alors à un certain Bernard de Clairveaux, un grand et maigre mystique qui, par la vie exemplaire de piété qu'il s'imposait, passe pour un « oracle de Dieu ». -        Depuis bientôt sept ans que je vis avec le roi et que je partage sa couche , lui dit Aliénor, je demeure stérile. Je me

1515 : la bataille de Marignan

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Le 25 janvier 1515, François Ier est couronné et sacré roi de France, sous la bienveillance de sa mère Louise de Savoie. Rien ne destinait le duc d’Angoulême à monter sur le trône, si ce n’est une série d’évènements. Le 7 avril 1498, la tête de Charles VIII heurte une poutre à l’entrée du château d’Amboise. Le choc et la chute de cheval qui s’en suit, sont fatals au roi. Son successeur Louis XII n’a pas de descendance. Sa première épouse, Jeanne de France, est handicapée et ne peut donner naissance à un enfant. Sa seconde épouse, Anne de Bretagne, ne lui donne que des filles. Lorsque Louis XII meurt le 1 er janvier 1515, c’est son cousin lointain François qui lui succède. Au moment de son avènement, François Ier souffre d’un manque de légitimité. Il n’a que 19 ans et n’est pas un descendant direct de Louis XII. Le jeune roi a besoin d’un exploit, d’un haut fait d’arme, pour asseoir son pouvoir. Il reprend la politique expansionniste en Italie de ses prédécesseurs. La nouvelle c

Le destructeur du nez du sphinx

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Voilà bien longtemps que les hommes de la riche et nourricière terre d’Egypte le contemple. On vient également de loin pour se recueillir devant lui. Le Sphinx, cet être gigantesque que les plus grands hommes révèreront comme un dieu est un porte bonheur ! Né de la volonté du pharaon Khéphren, ce mastodonte taillé dans la roche garde depuis 2500 av. notre ère environ le plateau de Guizèh et ses somptueuses tombes : les pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos. Le Sphinx parcourt les siècles avec aisance bien qu’il faille régulièrement le déterrer car le sable, inlassablement, vient le recouvrir jusqu’aux épaules. La chrétienté puis l’islam passent et le culte du dieu lion à tête d’homme s’éteint progressivement sans toutefois totalement disparaître. Les musulmans d’Egypte le considèrent tel un génie et l’admirent comme une œuvre d’art défiant la nature et rendant grâce au génie humain voulu par Dieu. Malheureusement, les belles heures théologiques, bien souvent plus intellectuelles