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Affichage des articles du juillet, 2024

L'Ecriture

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  L’écriture est née du besoin de conserver et de transmettre l’information et le savoir à travers le temps et l’espace. Elle n’est pas l’apanage d’un individu ou d’une société. Elle s’est développée à plusieurs endroits et sous différentes formes.   Les premières formes d’écriture sont des ensembles de dessins appelés pictogrammes. Les plus anciens datent de -3000 en Mésopotamie. Pour transmettre des informations plus complexes, les Humains utilisent des idéogrammes : un symbole représente une idée abstraite. Les Sumériens inventent l’écriture cunéiforme, utilisée par l’ensemble des peuples de Mésopotamie. Le mot « cunéiforme » vient de « coin », car les caractères ont la forme de coins, de triangles ou de lignes droites, éléments facilement dessinables sur l’argile avec le calame. A la même période à partir de dessins, les Égyptiens créent les hiéroglyphes. Les scribes constituent une caste de professionnels, dont les membres occupent une position sociale importante. Afin de ga

Philippe III de Macédoine : dans l'Ombre d'Alexandre le Grand

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Dans les annales de l’histoire de la Macédoine, le nom de Philippe III résonne moins fort que celui de son père Alexandre le Grand. Pourtant, son règne, aussi bref que tumultueux, est une mosaïque d’intrigues, de luttes pour le pouvoir, et d’une tragédie humaine poignante. Philippe III, né Arrhidée vers 352 avant Jésus Christ, était le fils d'union légitime entre Philippe II et Philinna de Larissa.  Dès son enfance, il était évident qu’Arrhidée n'était pas destiné à la grandeur de son demi-frère, Alexandre. Il avait une déficience intellectuelle marquée, une condition qui, selon les historiens, était probablement due à une maladie congénitale ou à un traumatisme subi dans son jeune âge. Cette déficience fit de lui un pion dans le jeu impitoyable du pouvoir macédonien. Arrhidée grandit dans l’ombre imposante de son père Philippe II et plus tard de son demi-frère, Alexandre. Sa mère, Philinna, bien que d’une lignée noble, était une figure moins influente à la cour. Dans les jardi

La Légende d'Enmerkar et d'Aratta : La Naissance de l'Écriture

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Début du IIIe millénaire avant Jésus-Christ, sous le ciel infini de la Mésopotamie, entre les rivières tumultueuses du Tigre et de l'Euphrate, s'élevait la majestueuse cité d'Uruk. Ses murs d'argile se dressaient comme des géants immobiles, témoins silencieux d'une époque où dieux et mortels se côtoyaient dans un ballet mystique de pouvoir et de magie. C'est dans cette ville, réputée pour sa splendeur et ses temples grandioses, que régnait Enmerkar, un roi dont la sagesse et l'ambition étaient légendaires. Uruk était plus qu'une simple cité ; elle était sous la protection de la puissante déesse Inanna, dont la présence divine imprégnait chaque pierre, chaque souffle de vent, chaque cœur battant. Inanna, la déesse de l'amour, de la guerre et de la fertilité, était vénérée comme la protectrice et la bienfaitrice d'Uruk. Son temple, l'Éanna, était le centre spirituel de la cité, un lieu où les fidèles venaient offrir leurs prières et leurs sacri