Pénélope dans l’Odyssée : la toile, la ruse et l’épreuve du lit — portrait d’une reine d’Ithaque
Dans l’Odyssée, Pénélope n’est pas seulement l’épouse fidèle qui attend Ulysse. Elle protège l’oikos, retarde son remariage grâce à la toile de Laërte pendant trois ans, organise l’épreuve de l’arc qui précipite la chute des prétendants et ne reconnaît définitivement Ulysse qu’après l’épreuve du lit construit autour d’un olivier. Homère lui attribue ainsi une intelligence rusée, une mémoire et un renom qui font d’elle l’un des personnages les plus actifs du poème.
Ulysse traverse les mers. Pénélope, elle, ne quitte presque jamais Ithaque. C’est pourtant dans son palais que se joue une seconde odyssée, sans Cyclope, sans Sirènes et sans naufrage, mais avec un danger autrement insidieux : l’effacement progressif d’un homme absent, la dilapidation de sa maison et la pression exercée sur son épouse pour qu’elle accepte un nouveau mariage. Pendant que le héros lutte pour rentrer chez lui, Pénélope lutte pour que son retour ait encore un sens. Si la demeure d’Ulysse change de maître avant son arrivée, s’il n’y reste plus ni mémoire ni héritier capable de faire reconnaître ses droits, alors le nostos, le retour, devient presque inutile.
Longtemps, la postérité a fait de Pénélope un modèle de patience conjugale. Cette image n’est pas fausse, mais elle est incomplète. Une lecture attentive de l’Odyssée montre une femme qui agit dans les limites étroites que lui impose la société aristocratique du poème : elle temporise, négocie, reçoit, interroge, trompe, exige des preuves et transforme les instruments du monde domestique en armes politiques. Sa toile retarde le remariage ; les présents des prétendants retournent contre eux les règles de la cour ; l’arc d’Ulysse devient une épreuve qu’ils ne peuvent franchir ; le lit nuptial, enfin, devient un test d’identité. Pénélope ne combat pas comme Ulysse. Elle lui ressemble pourtant par un trait essentiel : la mêtis, cette intelligence souple et rusée qui permet de vaincre plus fort que soi.
La nuit de Pénélope : l’attente comme champ de bataille
Imaginons la scène sans la confondre avec une description documentaire. Le palais s’est enfin assoupi après un nouveau banquet. Dans la grande salle, les prétendants ont encore mangé les troupeaux d’Ulysse, bu son vin et parlé de son épouse comme d’un mariage à conquérir. Plus loin, dans l’espace réservé aux femmes, Pénélope reprend le fil qu’elle a travaillé pendant le jour. Puis elle inverse son geste. Ce que ses mains ont construit, elles le défont. La laine recule, la toile diminue, et avec elle recule aussi l’échéance du mariage.
Cette nuit silencieuse est l’un des grands théâtres d’action de l’Odyssée. Le palais n’est pas seulement une résidence : il est le centre de l’oikos, la maisonnée, qui associe famille, biens, serviteurs, terres, troupeaux, prestige et continuité dynastique. Les prétendants ne menacent donc pas uniquement la tranquillité de Pénélope. Ils « mangent » la maison d’Ulysse, selon l’expression même du poème, en consommant chaque jour ses richesses et en transformant progressivement une présence tolérée en occupation. L’hospitalité, la xenia, qui devrait créer des obligations réciproques entre hôte et invité, est renversée en prédation.
Pénélope ne dispose ni d’une armée personnelle ni de l’autorité militaire d’un héros. Elle ne peut expulser seule les hommes les plus puissants de l’île et des territoires voisins. Sa marge d’action se situe ailleurs : dans la durée, les usages, les dons, les rituels, les paroles et les seuils. Sa patience n’est donc pas une simple qualité morale. C’est une stratégie de survie. Tant qu’elle ne choisit aucun époux, la situation reste ouverte ; tant que la maison demeure celle d’Ulysse, son absence peut encore se transformer en retour.
La jeunesse de Pénélope : ce que les traditions tardives ajoutent à Homère
Homère dit peu de choses de la jeunesse de Pénélope. L’Odyssée la présente surtout comme fille d’Icare, épouse d’Ulysse et mère de Télémaque. Les récits qui racontent ses prétendants avant Ulysse, la compétition pour sa main ou ses adieux à son père proviennent de traditions postérieures et doivent être distingués du poème homérique. C’est notamment le cas chez Pausanias, voyageur et compilateur du IIe siècle de notre ère, qui rapporte des récits locaux de Laconie.
Selon une tradition qu’il consigne, Icare aurait organisé une course à pied entre les prétendants de sa fille et Ulysse l’aurait remportée. Un autre épisode, tout aussi célèbre, raconte qu’après le mariage Icare voulut retenir sa fille auprès de lui. Ulysse aurait demandé à Pénélope de choisir entre son père et son mari. Elle ne répondit pas par un discours : elle rabattit son voile devant son visage. Icare comprit le geste et la laissa partir ; Pausanias explique même qu’une statue d’Aidôs, la Pudeur ou la Réserve, commémorait cet épisode. Ces traditions sont tardives par rapport à l’Odyssée. Elles n’en sont pas moins précieuses pour suivre la manière dont les Grecs ont continué à fabriquer la biographie de Pénélope autour de quelques motifs forts : le mariage, le choix, la retenue et le passage d’une maison à une autre.
D’Icare à Ithaque : mariage, absence et crise de la maison
Une fois devenue épouse d’Ulysse, Pénélope entre dans la maison d’Ithaque. Le cadre social présenté par l’Odyssée est aristocratique et profondément hiérarchisé. Le mariage ne concerne pas seulement deux individus : il lie des maisons, des patrimoines et des réseaux de prestige. Le poème insiste à plusieurs reprises sur les cadeaux, les contre-dons et la place du père dans le remariage éventuel de Pénélope. Lorsque les prétendants reprochent à Télémaque de laisser durer la situation, ils lui demandent de renvoyer sa mère chez Icare afin que son père puisse organiser un nouveau mariage. La crise du palais est donc aussi une crise des règles ordinaires : Pénélope demeure dans la maison d’Ulysse alors même que beaucoup le tiennent désormais pour mort.
L’absence dure vingt ans dans l’horizon du poème : dix années de guerre devant Troie, puis dix années d’errance. Pendant ce temps, Télémaque passe de l’enfance à l’âge adulte. La situation devient de plus en plus difficile à maintenir. Tant que le fils est enfant, Pénélope peut incarner une forme de continuité de la maison ; lorsque Télémaque devient un homme, la question de la transmission du domaine se pose plus directement. Pauline Schmitt Pantel a souligné combien l’action de Pénélope doit être comprise dans cette tension entre remariage, sauvegarde de l’oikos et accession de Télémaque à son propre statut.
C’est ce qui rend le personnage plus complexe qu’une épouse simplement fidèle. Pénélope doit préserver la mémoire d’Ulysse sans immobiliser à jamais l’avenir de son fils. Elle doit respecter les codes aristocratiques sans abandonner la maison à ceux qui les exploitent. Elle doit enfin rester assez prudente pour ne pas déclencher contre elle une violence qu’elle serait incapable de contenir. Le poème construit sa marge de liberté dans cet espace étroit.
Ithaque sous siège : les prétendants et la politique du quotidien
Les prétendants ne sont pas de simples amoureux importuns. Ils forment un groupe d’aristocrates qui s’installe durablement dans le palais, consomme les ressources de la maison et attend que Pénélope choisisse l’un d’eux. Antinoos et Eurymaque dominent le récit, mais la foule des prétendants donne surtout l’impression d’une pression collective. Leur stratégie consiste moins à prendre Ithaque par un coup de force qu’à rendre intenable le maintien de l’ordre ancien. Ils mangent les troupeaux, boivent le vin, maltraitent les hôtes et projettent même d’éliminer Télémaque lorsque celui-ci commence à agir en héritier.
Pénélope résiste par les moyens que le monde homérique lui laisse. Elle reçoit des visiteurs, cherche des informations sur Ulysse, rappelle les règles du mariage, obtient des cadeaux des prétendants et conserve les richesses de la maison. Elle n’est pas souveraine au sens institutionnel moderne, mais elle remplit une partie des fonctions qui permettent à l’oikos de subsister en l’absence de son maître. Schmitt Pantel propose ainsi de voir en elle une sorte de souveraine de substitution, capable de connaître et de manipuler les codes de la société homérique sans sortir de l’espace qui lui est assigné.
Cette lutte quotidienne a aussi une dimension mémorielle. Au chant I, lorsque l’aède Phémios chante les retours douloureux des Grecs, Pénélope descend et lui demande d’interrompre ce chant, parce qu’il ravive sa douleur. Télémaque lui ordonne alors de retourner à ses travaux. La scène rappelle brutalement les limites de son autorité. Pourtant, l’ensemble du poème montrera qu’elle refuse justement que la disparition d’Ulysse devienne une certitude. Tant qu’elle entretient sa mémoire, le roi absent demeure une possibilité politique.
La toile de Pénélope : tisser, défaire, gouverner
La ruse de la toile est racontée à plusieurs reprises dans l’Odyssée, notamment aux chants II, XIX et XXIV. Pénélope annonce qu’elle ne choisira aucun nouvel époux avant d’avoir terminé le linceul destiné à Laërte, le vieux père d’Ulysse. L’argument est habile : une femme de son rang ne saurait laisser mourir un homme aussi prestigieux sans lui préparer un tissu funéraire digne de lui. Les prétendants acceptent donc d’attendre. Le jour, Pénélope tisse ; la nuit, à la lumière des torches, elle défait secrètement l’ouvrage.
Le stratagème fonctionne pendant trois années. Lorsque vient la quatrième, une servante révèle la ruse aux prétendants, qui surprennent Pénélope en train de défaire la toile et la contraignent à l’achever. Ce détail est important : l’épopée ne présente pas sa stratégie comme une solution magique. Elle dépend du secret, de la fidélité de la maisonnée et du maintien d’un rapport de force extrêmement fragile. La ruse lui achète du temps, rien de plus, mais dans sa situation le temps est précisément la ressource décisive.
Le tissage possède ici plusieurs niveaux de sens. Il est d’abord une activité réelle et centrale dans le travail féminin du monde grec ancien. Mais il devient aussi une image de l’intelligence. Ioanna Papadopoulou-Belmehdi a montré combien le tissage féminin participe à la poétique même de l’Odyssée : Pénélope compose, défait et recommence son ouvrage comme le récit épique combine, retarde et réorganise ses propres fils. Le poème utilise d’ailleurs pour elle le vocabulaire de la ruse, cette mêtis que l’on associe spontanément à Ulysse. Le couple ne partage pas seulement un lit. Il partage une manière de penser.
L’épreuve de l’arc : quand Pénélope impose les règles du jeu
Lorsque la toile ne suffit plus, Pénélope passe à une autre forme d’action. Au chant XXI, Athéna lui met à l’esprit l’idée de présenter aux prétendants l’arc d’Ulysse et les douze haches. Dans la logique religieuse du poème, l’impulsion divine compte ; dans la scène humaine, cependant, c’est Pénélope qui fait apporter l’arme, annonce l’épreuve et fixe la condition du mariage. Celui qui parviendra à bander l’arc puis à tirer une flèche à travers l’alignement des douze haches pourra l’épouser.
Le concours est d’une remarquable ambiguïté. En apparence, Pénélope accepte enfin de sortir de l’attente. En pratique, elle choisit une épreuve entièrement liée à Ulysse, à son corps, à sa force et à sa maison. Les prétendants se retrouvent ainsi mesurés à l’absent qu’ils cherchent à remplacer. Télémaque tente lui-même de bander l’arc ; les prétendants échouent les uns après les autres. Puis l’étranger qu’ils méprisent, Ulysse toujours déguisé, demande à essayer.
Il serait excessif de prétendre que Pénélope connaît alors avec certitude l’identité du mendiant ou qu’elle orchestre consciemment le massacre qui va suivre. La question du degré de reconnaissance de Pénélope avant le chant XXIII demeure l’un des débats classiques de la critique homérique. Mais le résultat narratif ne fait aucun doute : son choix fournit l’instrument et le moment qui permettent à Ulysse de reprendre l’initiative. Lorsque l’arc se tend enfin entre ses mains, le maître de la maison redevient visible avant même d’avoir prononcé son nom.
Le retour d’Ulysse : une restauration dans le sang
La flèche traverse l’alignement des haches. La compétition est terminée, mais une autre épreuve commence immédiatement. Ulysse se retourne contre les prétendants et le banquet devient champ de bataille. L’Odyssée présente leur mort comme la sanction d’une accumulation de fautes : dilapidation des biens, violation de l’hospitalité, complot contre Télémaque, insultes et violence. Du point de vue du système de valeurs du poème, le massacre rétablit l’autorité du maître et punit leur hybris. Mais le texte ne masque pas la brutalité de cette restauration.
La violence se poursuit après la mort des prétendants. Euryclée désigne douze servantes parmi les cinquante du palais comme ayant pris leur parti et entretenu des relations avec eux. Ulysse ordonne qu’elles nettoient d’abord la salle souillée par le massacre ; Télémaque décide ensuite de les faire pendre. Pour un lecteur moderne, cette scène est l’une des plus difficiles du poème. Elle rappelle que l’Odyssée appartient à un univers de domination aristocratique et esclavagiste où la restauration de l’ordre de la maison s’exerce aussi sur les dépendants. Le retour d’Ulysse n’est donc pas une simple fin heureuse. Il restaure un monde, avec toute la violence de ce monde.
L’épreuve du lit : la reconnaissance enracinée dans l’olivier
Après le massacre, Euryclée annonce à Pénélope qu’Ulysse est revenu. Elle refuse d’abord de le croire. Cette prudence est cohérente avec tout ce que le poème a montré d’elle. Depuis vingt ans, les nouvelles se contredisent, les voyageurs racontent ce que leurs hôtes veulent entendre, et l’univers de l’Odyssée est rempli de déguisements. Même lorsque l’homme qui se tient devant elle a retrouvé sous l’action d’Athéna l’apparence d’un héros, Pénélope ne se contente pas de ses yeux.
Elle prépare alors un piège verbal. Elle ordonne que le lit nuptial soit sorti de la chambre et préparé ailleurs. Ulysse réagit immédiatement : ce lit ne peut pas être déplacé. Il l’a lui-même construit autour d’un olivier vivant. Le tronc a servi de point de départ à l’un des montants du lit, puis la chambre a été édifiée autour de lui. Déplacer l’ensemble supposerait donc que quelqu’un ait coupé l’arbre ou détruit ce que les deux époux savent être immobile.
La colère d’Ulysse devient la preuve que Pénélope attendait. Elle ne reconnaît pas seulement un visage ; elle reconnaît une mémoire commune. Le lit est un signe caché, un secret de couple, mais aussi une métaphore presque parfaite de la maison retrouvée : enraciné, construit patiemment, impossible à transporter sans être détruit. Pénélope et Ulysse se rejoignent ainsi sur le terrain qui les définit tous les deux, celui des signes et de la ruse. Le dernier obstacle au retour n’est pas un monstre. C’est une question posée par une femme qui sait qu’un héros peut mentir.
Le kleos de Pénélope : une gloire presque héroïque
L’Odyssée ne termine pas le portrait de Pénélope sur la seule scène conjugale. Au chant XXIV, dans le monde des morts, l’ombre d’Agamemnon compare son propre destin à celui d’Ulysse. Clytemnestre a trahi et assassiné son mari ; Pénélope, au contraire, a conservé la mémoire du sien. Agamemnon annonce alors que le renom de sa valeur ne s’éteindra pas et que les hommes chanteront Pénélope. Le mot essentiel est kleos, le renom transmis par la parole et par le chant, cette forme d’immortalité que l’épopée associe d’ordinaire aux héros.
Cette conclusion change profondément le personnage. Pénélope ne reçoit pas une gloire guerrière. Elle n’a tué personne, conquis aucune ville et traversé aucune mer. Son mérite repose sur l’intelligence, la mémoire et la conservation d’une maison menacée. Le poème lui reconnaît pourtant une valeur qui peut être chantée. Dans un univers où les rôles masculins et féminins sont fortement séparés, cette attribution du kleos à une femme est loin d’être insignifiante. Elle explique peut-être pourquoi Pénélope a survécu à l’Odyssée avec une telle force : elle est déjà, dans le poème lui-même, promise à devenir récit.
Après Homère : une Pénélope disputée
La fidélité de Pénélope est devenue si célèbre qu’elle a presque effacé les traditions qui la contredisaient. L’Antiquité connaissait pourtant plusieurs fins concurrentes. Pausanias, au IIe siècle de notre ère, mentionne près de Mantinée un monument présenté comme le tombeau de Pénélope et signale qu’une tradition locale différait du récit de la Thesprotis, poème aujourd’hui perdu. D’autres mythographes et traditions tardives ont encore imaginé des infidélités, des exils ou des généalogies qui ne correspondent pas à l’image homérique.
Ces variantes ne doivent pas être utilisées pour « corriger » Homère. Elles montrent plutôt le fonctionnement du mythe grec : une figure prestigieuse peut recevoir plusieurs biographies concurrentes, liées à des cités, des sanctuaires, des généalogies ou des auteurs différents. La Pénélope qui a façonné durablement l’imaginaire occidental reste cependant celle de l’Odyssée : non pas une statue immobile de fidélité, mais une femme qui transforme le tissage, le temps, les cadeaux, l’arc et la mémoire en instruments d’action.
À retenir
- Pénélope attend Ulysse pendant les vingt années de son absence, mais les prétendants ne sont pas présents pendant toute cette durée.
- La ruse du linceul de Laërte permet à Pénélope de retarder son remariage pendant trois ans ; elle est découverte au cours de la quatrième année.
- Le tissage est à la fois une activité domestique réelle et, dans le poème, une image de la mêtis, l’intelligence rusée.
- Au chant XXI, Athéna inspire l’épreuve de l’arc, mais Pénélope en annonce elle-même les règles et fournit l’instrument qui rend possible le retournement final.
- Après le massacre des prétendants, Pénélope exige une preuve personnelle de l’identité d’Ulysse : le secret du lit bâti autour d’un olivier vivant.
- Au chant XXIV, le poème associe Pénélope au kleos, le renom transmis par le chant, ce qui rapproche son mérite de la gloire héroïque.
- Les épisodes de sa jeunesse et plusieurs récits sur sa fin appartiennent à des traditions postérieures à l’Odyssée et doivent être distingués du texte homérique.
Pour aller plus loin
Pour prolonger la lecture autour d’Ithaque, découvrez notre enquête sur la mort d’Ulysse dans les traditions posthomériques. Vous pouvez également parcourir les autres récits consacrés à la mythologie grecque. Ulysse et Pénélope forment désormais deux portes d’entrée complémentaires : lui incarne le retour à travers l’espace ; elle, la conservation du retour à travers le temps.
Sources et bibliographie
Texte antique
- Homère, Odyssée, particulièrement les chants I-II, XVIII-XIX et XXI-XXIV : texte anglais dans le Scaife Viewer / Perseus Digital Library.
- Pausanias, Description de la Grèce, III, 12, 2 et III, 20, 10-11, pour la course des prétendants et le récit du voile : Pausanias Reader, Center for Hellenic Studies.
- Pausanias, Description de la Grèce, VIII, 12, 5-6, pour les traditions mantinéennes postérieures sur Pénélope : texte du livre VIII.
Études modernes
- Pauline Schmitt Pantel, « Pénélope face à la toile, une femme d’action ? », UNA Éditions, sur l’action de Pénélope, l’oikos, les dons, la toile, l’arc et la mémoire : article en accès libre.
- Ioanna Papadopoulou-Belmehdi, Le Chant de Pénélope. Poétique du tissage féminin dans l’Odyssée, préface de Nicole Loraux, Belin, 1994 : notice de la Bibliothèque nationale de France.
- Marylin A. Katz, Penelope’s Renown: Meaning and Indeterminacy in the Odyssey, Princeton University Press, 1991 : compte rendu dans la Bryn Mawr Classical Review.
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