Brèves de Versailles #7 : musique et danse


La musique à la cour de Louis XIV, entre violons, flûtes et partitions, sous l’influence de Jean-Baptiste Lully.

Entretien imaginaire avec Jean-Baptiste Lully pour comprendre la place de la musique et de la danse à la cour de Versailles.

Introduction

Bonjour à tous. Aujourd’hui dans les Brèves versaillaises, nous allons parler musique en compagnie d’une sommité dans le milieu, j’ai nommé Monsieur Jean-Baptiste Lully. Présentez-vous pour les lecteurs qui ne vous connaitraient pas encore.

Est-ce bien utile ? Tout le monde connait il Maestro. Enfin, si vous insistez. J’occupe la charge de surintendant de la musique, grâce à mes talents de violoniste et de compositeur.

L’organisation de la musique à la cour

La musique occupe une place importante à la cour.

Vous ne pouvez pas imaginer. Il existe le service de la chapelle pour les offices religieux, celui des écuries pour les processions militaires et celui de la cour pour les divertissements.

Comme vous n’avez pas la télévision, les …

Qu’est-ce que la télévision ?

Je vous expliquerai plus tard. Je voulais dire que la musique doit occuper une place centrale dans le divertissement.

Oui. Les musiciens du roi se réunissent tous les mercredis, vendredis et dimanches en grande musique et les mardis et jeudi en petite musique. Ils jouent principalement du violon, du clavecin, de la flûte, du hautbois, tandis que le chef d’orchestre bat la mesure en frappant le sol avec un grand bâton. Je me suis d’ailleurs fracassé le gros orteil avec mon bâton la semaine dernière.

Je n’osais pas vous demander les raisons pour lesquelles vous boitiez. C’est un sacré métier.

A qui le dîtes-vous ! D’ailleurs afin de former les futurs chefs d’orchestre, sa Majesté a fondé l’académie royale de musique (ndlr : l’actuel opéra national de Paris).

Danse et ballets du roi

On ne peut pas parler musique, sans parler danse. Je me suis laissé dire que le roi était un grand amateur de danse.

On ne vous a pas abusé. Sa Majesté adore danser. Elle connait toutes les danses, mais sa préférée reste le menuet. Elle a dansé dans vingt-sept grands ballets de cour jusqu’à ses 32 ans. Sa première représentation en public remonte à ses 12 ans. Une seule personne est capable de rivaliser avec lui sur scène : sa cousine la princesse Henriette d’Angleterre. C’est une partenaire à sa mesure, qui charme par sa grâce et sa fraîcheur. Ensemble, ils forment un duo idéal, tenant les premiers rôles.

Au-delà du roi, nous avons l’image de grands bals donnés dans la galerie des glaces.

Bien sûr. L’été, les danses se déroulent dans les jardins. Tout le monde pratique la danse baroque à Versailles. Dans le ballet de cour, sa Majesté danse au milieu de ses courtisans, d’où son nom. Progressivement, sa Majesté n’a dansé plus qu’avec des professionnels, cantonnant les courtisans dans un rôle de spectateurs passifs. Nous les appelons les ballets du roi. Ces danseurs professionnels sont issus de l’académie royale de danse fondée en 1661 (nldr : l’actuel corps des ballets de l’opéra de Paris).

Conclusion

Monsieur Lully, je vous remercie de nous avoir consacré un peu de votre temps. Chers amis lecteurs, si vous souhaitez vous replonger dans l’ambiance des ballets du roi, je vous invite à regarder le film Le Roi danse, avec Benoit Magimel sorti en 2000.

Pardonnez-moi, mais qu’est-ce qu’un film ?

Ah oui, je vais vous expliquer. Avant, je salue nos lecteurs pour leur dire à bientôt pour un nouveau numéro des brèves versaillaises.

Anciens numéros

01 - Les fontaines
02 - le cabinet des perruques
03 - les petits pois
04 - les œufs de Pâques
05 – Les jardins
06 – Le miroir ardent

 Sources

Source image : https://cmbv.fr/en/introducing-baroque/court-music

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Les illustrations ont été générées par intelligence artificielle pour servir le propos historique et afin d’aider à l’immersion. Elles ont été réalisées par l’auteur et sont la propriété du Site de l’Histoire. Toute reproduction nécessite une autorisation préalable par e-mail.

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