jeudi 11 avril 2013

La Terre en proie à une invasion extra-terrestre ?

Le 24 juin 1947, le pilote américain Kenneth Arnold effectue une mission de reconnaissance au dessus des Rocheuses. Il rapporte avoir vu neuf disques lumineux volant en échelon inversé, avant de disparaître derrière un pic. Le pilote les compare à des soucoupes de table. Ainsi nait l’expression de soucoupe volante. Un second témoignage vient corroborer les dires d’Arnold. Fred Johnson, un prospecteur de Portland présent dans la région le 24 juin, donne une description des objets volants identique de celle du pilote. Pourtant, l’information n’avait pas encore été diffusée dans les médias. Le haut commandement de l’US Air Force est sceptique. Leur pilote a certainement aperçu des avions supersoniques, mais aucune formation d’appareils militaires n’évoluait dans cette région le 24 juin. Il pourrait alors s’agir d’avions espions.

Durant tout l’été, des centaines de témoignages parviennent au Air Technical Intelligence Center (ATIC). Le bureau est chargé d’obtenir des renseignements sur les avions et engins téléguidés étrangers. Tous disent avoir vus des objets volants non identifié dans le ciel. Si certains sont des canulars découverts, tels les faux débris de soucoupe de l’île Maury en Californie, d’autres sont plus étranges. C’est le cas par exemple, des lumières aperçues par deux officiers de la base de Montgomery dans l’Alabama et effectuant des zigzags.
Les observations de soucoupe se situent également en Europe. A l’exemple d’une française en juillet 1947. Elle raconte avoir rencontré des extra-terrestres près d’Amfreville en Normandie. Il s’agissait de « deux êtres dont la taille atteignait à peine un mètre portant d’étranges habits gris et une coiffure de même couleur sans rebord, repartis à bord d’un étrange engin volant ».

Au vue de tous les témoignages recueillis, l’ATIC ne doute plus que des objets volent impunément dans l’espace aérien américain. La question réside dans la connaissance de leur origine. Plusieurs hypothèses sont avancées.
Tout d’abord, il pourrait s’agir d’essais d’un nouveau prototype de l’armée de l’air, le XF5U1, un avion supersonique et extrêmement plat. Construit en 1942, la production est abandonnée car l’engin s’est révélé trop instable en vol.
Dès lors, l’ATIC privilégie la thèse d’appareils soviétiques. A la fin de la seconde guerre mondiale, l’armée rouge s’empare des plans allemands sur les missiles et les fusées. Parmi eux, se trouve le plan du V7, un hélicoptère de combat discoïdal. Mis au point en 1944, l’appareil n’a pas été utilisé par les Allemands. Il possède un système de propulsion à réaction par des turbines à l’intérieur d’un anneau métallique tournant autour de la masse centrale. Ni les flammes, ni les fumées de combustion ne sont visibles. Après enquêtes et missions d’espionnage, la CIA réfute cette hypothèse. Les V7 sont incapables d’effectuer les manœuvres décrites dans les témoignages d’ovni. La thèse soviétique s’effrite au profit d’une thèse extra terrestre.

En 1947, James Forrestal secrétaire d’Etat à la défense, instaure le Projet Sign. Son objectif est d’étudier tout phénomène volant inexpliqué. Parallèlement, le projet Grunge s’occupe d’annihiler toute psychose concernant les ovnis et une probable invasion des Etats-Unis. Il recueille et censure tous les témoignages.
En 1967, le capitaine et ingénieur Ruppelt monte le comité Condom pour réfuter l’explication extraterrestre. Sur 90 cas, il prouve que 78 d’entre eux sont des canulars ou peuvent s’expliquer rationnellement. Deux ans plus tard, l’ATIC entérine ses résultats et la commission sur les ovnis est supprimée. Néanmoins, le docteur Allen Hyneck dénonce le rapport Condom. Il crée le collège invisible qui poursuit les travaux de l’ATIC sur la question des ovnis.


Alors, comment expliquer tout les phénomènes étranges apparut dans le ciel de notre Terre à la fin des années 1940 et du début des années 1950 ? S’agit-il effectivement de vaisseaux extra terrestres ayant effectué des reconnaissances, de la découverte des avancées en matière de vol et de furtivité, de canulars, de mouvement de paranoïa ? Chacun est libre d’avoir sa propre opinion sur le sujet.



Sources :
GARREAU. Charles, « Quand passent les soucoupes », Historia, n°368, juillet 1977, pp28-43.

image : opex360.com

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