vendredi 24 janvier 2014

Le naufrage du Titanic

Le 10 avril 1912, le Titanic appareille de Southampton en Angleterre pour une traversée de l’Océan atlantique avec comme point d’arrivée le port de New York. Réputé insubmersible, il doit relancer la société White Star Line. Des personnalités du monde des affaires et du spectacle prennent place à bord. Le 14 avril à 23h40, le Titanic heurte un iceberg. Deux heures et demie plus tard, le paquebot a sombré. Sur les 2200 passagers et membres d’équipage, seuls 700 ont survécu. Un paquebot, ayant perçu le S.O.S du Titanic, récupère les rescapés à 4h du matin et les emmène à New-York. Aujourd’hui, l’épave gît à 3.800 mètres de fond et ne cesse de se désagréger. Son étude et celles des témoignages recueillis en 1912 par la commission d’enquête sont parfois contradictoires. Ils délivrent petit à petit la vérité sur ce tragique évènement.

Plusieurs paquebots naviguent dans la zone de passage de l’iceberg. Vers 22h25, le Californian annonce la présence d’iceberg. Le capitaine maintient son cap. Etant plus au Sud que le Californian, il pense se situer hors de portée des bancs de glace. L’iceberg, venu du Groenland, mesure vingt mètres de hauteur, dont la moitié est immergé. La mer étant calme, celui-ci ne bouge pas. La visibilité est mauvaise. L’officier de quart, Murdoch n’aperçoit l’iceberg qu’à partir d’un kilomètre de distance. Ce dernier réduit la vitesse et vire de bord. En réduisant sa vitesse, il augmente le temps de rotation du navire. Cependant, compte tenu de la vitesse et de la longueur du navire, il est déjà trop tard pour l’esquiver sans heurt. Le capitaine Smith se trouve dans sa cabine au moment de l’impact. Smith a une carrière de commandant paisible et sans histoire et ne déplore qu’un accident. La collision a lieu sous la ligne de flottaison sur le flanc tribord. Mis à part les machinistes en soute, personne ne se rend compte de la création de la brèche. Certes, des maladresses ont été commises par les officiers, mais sur le moment, elles ne paraissent pas aberrantes. A partir de la situation dans laquelle se trouvait le Titanic, des chercheurs ont effectué plusieurs simulations. Quoiqu’il ait été fait, la collision était inévitable. Les dégâts auraient pu être moindres, mais aussi être pires.

Le Titanic est construit de 1909 à 1911 dans les chantiers navals de Belfast en Irlande du Nord. Il fait partie d’une commande de trois paquebots avec le Britannic et l’Olympic. 14.000 ouvriers œuvrent à sa réalisation. La coque est séparée en seize compartiments rendus étanches par la fermeture automatique de portes, qui isolent un compartiment endommagé des autres. Celui-ci est isolé pour empêcher l’eau de s’engouffrer davantage dans le navire. Le Titanic peut naviguer avec quatre compartiments inondés. Or, l’iceberg a créé plusieurs impacts sur les six premiers compartiments. A l’endroit de la fissure de la coque, deux rivets ont été installés au lieu des trois recommandés. Les autres parties comptent trois rivets. De plus, les rivets employés sur le Titanic sont d’une qualité médiocre, à cause d’un problème d’approvisionnement en fer. Les rivets n’ont pas résisté au choc et se sont déformés suite à la pression de l’eau, laissant des trous entre les plaques d’acier de la coque. Le navire se brise en deux au niveau de la quille, mais il reste encore à comprendre comment ? Des défauts de fabrication, dus à des économies, sont tout aussi responsables de la tragédie.

La perte d’un des navires les plus modernes de son temps et à la réputation d’être insubmersible a été causée par la réunion de plusieurs petits détails.

Sources
Texte : Titanic, l’ultime scénario, documentaire réalisé par Hervé Jouon, France, 2012, 51min.

Image : herodote.net

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