mardi 15 mai 2012

La Mecque, cité de l'idolâtrie


Lieu saint de l'Islam, la Mecque, fut d'abord une ville vouée au commerce et à l’idolâtrie. Elle n'est alors pas une ville mauvaise ou bonne. Juste un carrefour commerciale en plein désert où riches et pauvres se succèdent, marchant dans les ruelles, cherchant çà et là quelques zones d'ombres bienfaitrices. C'est là que née Mahomet, le futur prophète guerrier vers 570. Avant sa grande révélation par l'ange Gabriel (Djibril), Mahomet vit et prospère comme marchand à la Mecque. Sa femme Khadîdja lui a apporté, par son mariage, un « empire » commercial qui lui permet de prospérer. Une juste récompense pour celui qui fut orphelin à l'âge de six ans. Mahomet comme les autres habitants ont oublié depuis longtemps le passé mythique de la cité de la Mecque.

Tout commence au temps mythique de l'Ancien Testament...

Abraham, cherchant la terre promise que lui a promis Dieu, s'est arrêté là, en plein désert arabique, abandonnant son fils Ismaël sur une pierre. D’Ismaël est née les Arabes... et de la pierre... l'Islam. Quand Abraham posa l'enfant sur la pierre – les consacrant tous deux au Dieu Unique – la pierre est d'une pure blancheur. Deux mille ans plus tard, alors que Mahomet n'est pas encore prophète, la pierre est devenue noire ; noire de tous les maux et les crimes des hommes. Les bédouins, oublieux du Dieu d'Abraham, et même de son passage sur ces terres, ont fait de cette pierre l'autel de leur temple, la Kaaba (le cube) où ils sacrifient depuis plusieurs centaines de générations chameaux et autres boucs aux presque 360 divinités qui composent le panthéon arabe. Dieu du commerce, déesse de l'amour... difficile de mettre un nom sur chacun d'eux... l'Islam a tout balayé pour faire table rase du passé comme les chrétiens ont essayé de le faire – avec moins de succès – en occident.

Autour de la Kaaba, une ville s'est construite. La Mecque est la cité sainte de l'idolâtrie. D'ailleurs on y vient de partout, depuis la lointaine Perse au fleuve sacré du Nil. Nombreux sont les hébreux venus commercer. Les bédouins et autres nomades s'acheminent vers ce carrefour commercial qui voie la soie et l'encens s'étaler partout dans les rues au moment de la foire annuelle. Pendant trois mois, la ville se transforme en un immense caravansérail où grouillent marchands, acheteurs, vendeurs, prostitués... ainsi que cent mille pèlerins qui viennent demander protection et chance aux divinités arabes. C'est en touchant la Kaaba que tout doit se réaliser : un mouvement perpétué et repris par les réformateurs islamique après la grande révolution religieuse entreprise par Mahomet. La cité sainte du paganisme d'alors est capitale de la débauche et vit grassement de ses divinités et de ses tripots. Une chose que Mahomet fera détruire après la prise de la Mecque par ses armées.

Loin d'être une cité où le vice, le stupre et la luxure sont absents, la Mecque fut donc cité de tous les excès avant de devenir la capitale de l'Islam. Mahomet y a vécu, en a profité avant de la réformer.

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