lundi 7 mars 2011

Amour et sexe sur le Nil. Le papyrus de Turin



Qui a dit que tout était religieux, liturgique et sans dépravation dans l’Égypte antique ? La visite des tombeaux égyptiens réserve parfois de bien curieuses surprises. Ça et là, les dieux mais également des hommes, dressent fièrement leur phallus qu’ils montrent à des femmes merveilleusement sensuelles. Les hommes sont en appétit et les femmes, exhibant leur poitrine au travers de nuisettes, semblent émerveillées !

Hormis ces scènes d’un érotisme plus qu’acceptable et imaginable, on a longtemps pensé que les égyptiens étaient plutôt prudes car ils ne représentaient jamais directement l’acte sexuel en lui-même. L’acte est représenté de manière symbolique, comme par exemple la venue d’un papillon se posant avec délicatesse sur une fleur.


Le papyrus érotique dit de Turin est une « œuvre » représentant une orgie composée d’hommes à la vieillesse et à la laideur accrue, dotés de phallus géant. Les femmes sont belles et consentantes. Découvert au XVIIIe siècle, le papyrus fut caché jusqu’en 1973, date à laquelle il est enfin publié. Champollion lui-même fut abasourdi devant ces dessins : « Et là, des débris de peinture d’une obscénité monstrueuse et qui me donnent une bien singulière idée de la gravité et de la sagesse égyptiennes… ».


Découvert en très mauvais état, le papyrus devait mesurer environ 320 cm. Composé en deux parties, il contient un ensemble de dessins satiriques et l’autre, érotique. La première partie met en scène des animaux au comportement humain pendant des scènes de batailles. Les petites souris qui représentent le peuple, prennent d’assaut la forteresse tenue par les chats qui eux symbolisent l’aristocratie. Les scènes érotiques sont très explicites. Les postures sont clairement exposées et les couples utilisent divers objets à caractère sexuel.


Anecdote : D’autres « objets » avaient un caractère symbolique, presque religieux. Destinés aux veuves, des phallus en cire sacrée comblaient les pannes d’affection amoureuse. Sur ceux-ci étaient écrit: « Puissé-je avec toi là-bas aussi faire l’amour »

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