jeudi 30 décembre 2010

Olympias, mère d'Alexandre. Première partie


La jeune mère :

Il existe des femmes d’exception qui ont bouleversé l’Histoire. Olympias, mère du grand Alexandre, fait partie de cette classe de femmes qu’il faut ranger parmi les « mères ultra-aimantes ». Olympias est avide de pouvoir et de réussite, surtout pour son fils. Elle n’aura de cesse, toute sa vie, de mener des actions pour présider au destin héroïque de son fils.

Née probablement vers 375 av. , Olympias est la princesse du petit royaume d’Epire, voisin de la Macédoine en pleine expansion, et est reconnue dès son plus jeune âge comme une des plus belles femmes de son époque. Elle est une beauté qui montre très tôt des signes de sa précocité en matière sexuelle puisque, dès l’âge nubile atteint, elle s’adonne sans retenue aux orgies quotidiennes des cultes religieux les plus anciens et les plus mystérieux. En outre, elle voue un culte particulier à Dionysos, dieu de la vigne, du vin et de tous ses excès. Mais, Zeus reste le plus grand dieu, et ce n’est pas un hasard si elle devient vite une ambitieuse prêtresse du monarque de l’Olympe. Ne nous y trompons pas, Olympias n’est pas une débauchée, mais une femme qui voit le sexe comme un moyen d’atteindre les dieux (le septième ciel dirons-nous sans jeu de mot). Elle est emplie de religiosité.

C’est lors d’un rite religieux, sur l’île de Samothrace, qu’elle rencontre le beau et jeune Philippe de Macédoine qui ambitionne de dominer la Grèce et se faire reconnaître comme un vrai Grec. Ils tombent amoureux et Philippe l’épouse en 357. L’année suivante elle met au monde Alexandre. Malheureusement, l’arrivée du bébé sème le trouble dans le couple : Olympias affirme que c’est Zeus, et non Philippe, qui l’a mise enceinte, et de fait, Alexandre serait le fils de Zeus. La brouille entre les deux époux ne connaîtra qu’une trêve lors de brèves retrouvailles nostalgiques pendant lesquelles naît Cléopâtre, la sœur d’Alexandre.

Philippe ne s’intéressant pas à l’éducation de son fils, Olympias se comporte en mère aimante qui l’élève, choisie ses précepteurs et remplace l’absence du père par mille gestes d’affections. Elle va jusqu’à cacher des sucreries et d’autres douceurs pour son fils que chasse impitoyablement Léonidas, le précepteur du jeune prince. C’est elle, enfin, qui éveille Alexandre aux poèmes homériques qui influenceront tant le macédonien dans sa démarche de conquête du monde. Alexandre n’oubliera jamais cette période. Plus tard, pendant son expédition asiatique, il demandera à des prêtres de faire cataloguer sa mère parmi les déesses.

1 commentaire:

  1. Ce qu’Olympias a pu communiquer à son fils Alexandre, c’est son ambition, sa fierté, ses colères soudaines, sa crainte de la trahison et de la solitude, son désir de vengeance.

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