dimanche 25 juillet 2010

Charlemagne n'a pas inventé l'école!!! Troisième partie


Avant-dernière partie consacrée à l'école sumérienne. Indissociable du quotidien des professeurs, des élèves et des parents d'aujourd'hui, la pédagogie scolaire n'était pas un sujet de discorde chez nos ancêtres sumériens. Seul le résultat comptait: chaque élève devait savoir lire et écrire d'une manière irréprochable afin de devenir les élites de la société. Quand on pense que de nos jours une grosse partie des bacheliers en France font une faute dans chaque phrase!

La pédagogie scolaire :

Nous ne savons que trop peu de choses pour discerner clairement l’étendue du programme d’apprentissage dans l’école sumérienne, sinon que les enseignants devaient accompagner leurs exercices de commentaires et d’explications oraux. Les archéologues ont déterré des milliers de tablettes de types « scolaires », qui indiquent que l’apprentissage se déroulait sous le signe de la pratique quotidienne du recopiage des signes sur des tablettes. Après quelques cours où ils apprenaient la forme grammaticale des phrases, les élèves recopiaient des tablettes comportant d’interminables listes administratives, ce qui avait pour effet de leur faire apprendre les signes par cœur. Cette pratique démontre bien sur quel fondement idéologique était basée l’utilisation de l’écriture. Avant de porter de magnifiques œuvres poétiques et littéraires comme l’épopée de Gilgamesh, l’écriture a été un moyen pratique pour compiler et garder en mémoire des données administratives et économiques.

Une journée de cours traditionnelle devait se dérouler de la sorte : Le matin l’élève étudiait la tablette qu’il avait préparée la veille jusqu’à ce que « le grand frère » la lui fasse peut-être réciter. Une fois terminé, ce dernier préparait une nouvelle tablette que l’élève se mettait aussitôt à recopier et étudier…ainsi de suite chaque jour, les tablettes comportant de plus en plus de signes et la difficulté s’accentuant. La formation prenait plusieurs années mais, une fois le « diplôme » obtenu, les nouveaux scribes se mettaient au service d’un établissement ou devenaient eux-mêmes enseignants.


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