mercredi 21 juillet 2010

Charlemagne n'a pas inventé l'école!!! Seconde partie


Nous continuons notre approche de l'école sumérienne. Pour cette seconde partie voyons, tel une fiche de rectorat, comment se présente l'école ainsi que son personnel. Le constat est qu’à cette époque le sureffectif n’était pas un problème, ni le manque de personnels… normal les élèves étaient disciplinés !




L’organisation de l’école :

- L’établissement

L’école était nommée « la maison des tablettes » et ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du IIIe millénaire, alors que l’écriture en Mésopotamie était en phase de modernisation – c’est le passage du pictogramme au cunéiforme – que nous sommes en mesure de véridiquement discerner des bâtiments voués à l’enseignement dans la plupart des cités sumériennes. A Nippur, capitale religieuse, c’est un quartier entier où habitaient et travaillaient scribes et étudiants qui a été déterré. Les salles de classes étaient composées de plusieurs rangées de bancs en briques où pouvaient s’asseoir une à quatre personnes. L’absence de tables est expliquée par le fait que les élèves devaient travailler sur leurs genoux. A l’intérieur de cette salle devaient se trouver des étagères où étaient posées des tablettes d’argiles vierges prêtes à l ‘emploi, ainsi que des textes à étudier.


- Le corps enseignant

Les enseignants de l’époque n’avaient rien à envier à nos professeurs d’université. En effet, beaucoup vivaient de leur rente d’enseignant et consacraient leur vie entière à la transmission de leur savoir ainsi qu’à l’étude lors de leurs temps libres. A la tête de l‘établissement se trouvait le chef d’établissement, l’ummia – « le père de l’école » – qui était également enseignant. Celui-ci était assisté dans sa tâche par un professeur assistant – « le grand frère » – sûrement un ancien élève de l’école, qui avait pour rôle de contrôler la calligraphie des signes et de les faire réciter. Au sein des enseignants, on trouvait également des spécialistes comme « le chargé de dessin » (calligraphie, art plastique ?) et « le chargé du sumérien » (grammaire, conjugaison ?). Des surveillants ainsi qu’un très austère « chargé du fouet » encadraient les soubresauts des étudiants et assuraient la discipline de l’école.


- Les élèves

Les élèves semblent tous avoir été des enfants issus des rangs sociaux les plus élevés. Ils étaient fils de gouverneurs, diplomates, intendants ou riches commerçants. Les listes de noms d’élèves retrouvées ne font mention d’aucunes femmes, ni chez les élèves ni dans le corps enseignant, ce qui tend à prouver que les femmes n’avaient pas accès à l’enseignement. La vie que les élèves menaient pendant leur apprentissage était plutôt rude et contraignante. Dans les salles de classes, dès l’aube, ils suivaient leurs cours toute la journée jusqu’au coucher.

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